http://archeologue.over-blog.com/article-claudio-parmiggiani-au-college-des-bernardins-apres-le-fracas-le-silence-97652819.html
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Micol Grazioli
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archéologie du futur / archéologie du quotidien

Claudio Parmiggiani au collège des Bernardins: après le fracas, le silence
Du verre brisé, des traces de fumée sur le mur, des cloches muettes: tout parle de bruit et de fureur, de destruction après le passage des barbares. Mais de quels barbares s'agit-il? Le Collège des Bernardins, du XIII ème siècle à aujourd'hui, a connu bien des bouleversements. Les trois installations de Claudio Parmiggiani ne se réfèrent pas une histoire précise mais à l'esprit du lieu. Il montre la désolation après la violence, quand il n'en reste que l'écho.

Les deux premières installations se trouvent dans la grande nef aux trente-deux colonnes. La première, la bibliothèque, n'est qu'une ombre de bibliothèque. On ne voit que la trace noire laissée par les livres brûlés sur le mur blanc. Cette « sculpture d'ombre » évoque l'ancienne bibliothèque du collège où les moines cisterciens venaient étudier. Elle évoque aussi toutes les bibliothèques détruites, Alexandrie la plus symbolique, et tous les autodafés de sinistre mémoire.

Sur 25 mètres de rayonnage, Claudio Parmiggiani a soumis 20000 ouvrages à la fumigation, laissant une trace de cendre et de suie. On voit l'empreinte des livres, leur négatif, leur souvenir, une métaphore du savoir perdu et toujours renaissant.

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